Nous n’avons pas décidé un beau jour d’être plus responsables, avec un plan et une annonce. À Prato, on n’a jamais rien jeté : depuis l’après-guerre, ici, on tire aussi du fil des chiffons — et qui a grandi dans cette ville trouve cela normal.
Ce que vous lisez plus bas n’est pas une campagne : c’est la façon de travailler de cette ville, et elle existait dans l’entreprise avant nous. Et c’est ce que nous faisons aujourd’hui, pas ce que nous nous proposons de faire.

La production responsable selon Dalle Piane Cashmere
Nos pièces sont fabriquées en Italie à 100 %, et produire près de chez nous n’est pas qu’une question de qualité : cela veut dire voir le produit de près pendant qu’il se fait, et construire des relations longues avec ceux qui travaillent avec nous.
Nous produisons peu et réassortissons souvent. Pas de stock plein, pas de collections entières restées sur les bras. Pour nous, cela fait moins de matière gaspillée ; pour qui achète, cela fait une pièce fabriquée récemment et un prix sans à-coups : il y a des remises, mais elles ne dépassent pas 20 %, parce que nous n’avons pas de montagnes d’invendus à liquider à moitié prix.

Tout dans un rayon de quelques kilomètres
Une partie du fil n’a même pas à venir : elle est déjà là. Nous nous fournissons auprès de plusieurs filatures de Prato, pour le coton, les mélanges et le régénéré. Le reste arrive, et à partir de là ne fait plus de route : on tricote, on remaille, on finit, on repasse — tout dans l’entreprise ou chez des façonniers installés dans le district textile de Prato. Le lavage lui-même, seule opération que nous ne faisons pas en interne, est confié à une blanchisserie du district.
Ce n’est pas un argument sur les transports : c’est qu’une pièce, avant d’être finie, ne fait pas trois fois le tour du monde. Et si quelque chose ne va pas, nous pouvons aller le voir en personne dans la matinée, au lieu de l’écrire dans un mail et d’attendre.
Le cachemire vierge est l’exception, et nous préférons le dire : le brut naît sur les plateaux d’Asie, comme tout le cachemire du monde. Ce qui est italien, c’est la pièce.

Les bobines presque finies
Quand une bobine de fil arrive en fin de course, il en reste toujours un fond : trop peu pour faire une pièce, assez pour ne pas être rien. Le jeter serait le plus simple.
C’est pourtant de là que naissent nos écharpes à rayures. Chaque rayure demande très peu de fil, et une écharpe multi-rayures se construit en réunissant les fonds de bobines différentes. Ce n’est pas une trouvaille : c’est la façon dont on a toujours travaillé à Prato, et cela reste ce que nous faisons de plus concret pour ne pas gaspiller de fil.
Dans chaque colis, le guide d'entretien
Le moyen le plus efficace que nous connaissions de produire moins de déchets n’est ni une matière ni un procédé : c’est faire durer les pièces. La durée de vie d’un pull ne se décide pas à l’usine : elle se décide au lavage. Bien entretenu, il vous accompagne des années ; mal lavé, il feutre au troisième lavage, finit au fond d’un tiroir puis au sac. C’est là que la fast fashion fait le vrai dégât : pas dans ce qu’elle produit, mais dans l’habitude de jeter en fin de saison.
C’est pourquoi nous glissons dans le colis, avec la pièce, un dépliant imprimé qui reprend toutes les étapes. Eau tiède et très peu de lessive douce pour la laine, ou quelques gouttes de shampooing pour bébé. Une pièce à la fois, sur l’envers. On presse doucement, on ne tord pas, on ne frotte pas. Jamais plus de cinq minutes de trempage. On rince avec patience, et l’eau doit rester toujours à la même température.
Ce n’est pas la notice d’avertissement en petits caractères : c’est la part de l’achat qui décide de la durée. Toutes les étapes sont aussi dans notre article Comment laver le cachemire.

Nous réparons vos pièces
Une pièce en cachemire bien entretenue vous accompagne des années. La chose la plus utile que nous puissions faire n’est pas de vous en vendre une neuve : c’est de garder en vie celle que vous avez déjà.
Nous réparons les pièces Dalle Piane Cashmere. Vous nous écrivez avec deux photos, nous regardons le dommage et nous vous disons ce qui est possible : certaines choses se réparent sans que cela se voie, d’autres non, et nous vous le disons avant. Si c’est faisable, la pièce revient entre les mains qui l’ont faite. 25 €, retour compris.
La boîte
La boîte dans laquelle nous expédions est certifiée FSC : le papier vient de forêts gérées de façon responsable. Mais ce qui compte le plus, c’est la forme.
Elle a l’encombrement d’une enveloppe et elle est rigide. Rigide veut dire que la pièce n’est pas pliée et arrive comme elle est partie. L’encombrement d’une enveloppe veut dire bien moins de volume qu’une boîte classique — et dans le transport, c’est le volume qui pèse vraiment, car un camion se remplit d’espace avant de se remplir de kilos.
Les émissions des expéditions
Chaque colis qui part émet du carbone. Nous ne pouvons pas le ramener à zéro, mais nous pouvons en payer le retrait.
Nous utilisons Planet, le programme de Shopify qui reverse une part de chaque commande à des entreprises qui retirent du dioxyde de carbone de l’atmosphère et le stockent. C’est différent de la compensation classique : là, on finance un projet pour que du carbone ne soit pas émis ; ici, on retire celui qui est déjà là.
Cela ne résout pas le problème, et nous ne le racontons pas comme si c’était le cas. C’est ce que nous pouvons faire aujourd’hui, sur chaque commande.




